INRA (45)

Leslogo-INRA-transp sols sont la principale source du puissant gaz à effet de serre N2O (protoxyde d’azote). L’INRA d’Orléans travaille entre autres sur la réduction des émissions de N2O par les sols tout en veillant à maintenir la production agricole.

Concrètement, les travaux portent sur la fonction biologique naturelle permettant la transformation de N2O en N2 (diazote). Cette transformation est sans transfert de pollution.
Dans le cadre du projet « SOLGES », financé par l’ADEME, l’INRA travaille à développer des solutions d’atténuation des émissions de N2O par les sols. Le programme de travail est conçu en plusieurs étapes (1) évaluer la répartition des sols (culture, prairie, forêt) présentant une faible capacité de réduction de N2O en N2 et comprendre l’origine de ce fonctionnement ralenti, (2) appliquer au champ des solutions adaptées pour stimuler le fonctionnement de l’étape de réduction de N2O en N2 et mesurer dans ces conditions les émissions de N2O par les sols, (3) quantifier à différentes échelles spatiales les possibilités d’atténuation des émissions de N2O par les sols par les solutions proposées. Ce projet associe l’INRA (UR SOLS et INFOSOL), le CETIOM/TERRES INOVIA et ARVALIS.
Dans le cadre d’un second projet intitulé « PUIGES », financé par la Région Centre-Val de Loire, l’INRA expérimente l’utilisation du couple « légumineuses-rhizobia* », capable dans certains cas de réduire le N2O, tout en permettant la production de protéines végétales (graines de soja, lupin, etc.) sans apport de fertilisants azotés. Un essai au champ se fera en 2016 sur le site de l’INRA d’Ardon. Le projet « PUIGES » est mené en partenariat avec le laboratoire d’Economie d’Orléans, la coopérative agricole AgroPithiviers et l’UMR (unité mixte de recherches) d’AgroEcologie de Dijon.
Ces travaux ont notamment été présentés lors de la conférence scientifique « Our Common future under Climate Change » / « Notre avenir face au changement climatique », qui s’est tenue à Paris du 7 au 10 juillet dernier en amont de la COP 21.

(*bactéries capables de rentrer en symbiose avec certaines plantes)